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population, habitat, ressources et exploitations agricoles, autres activités,

Four de tuilier enterréLe nombre d'habitants passe de 850 en 1618 à 635 en 1820 et 612 en 1906. De 170 maisons en 1650 on passe à 158 en 1810 et à 122 en 1905. Au fil du temps le village s'est dépeuplé, suivant ainsi l'évolution générale de la France. Les ressources agricoles n'assuraient pas l'autonomie alimentaire. En 1852 le déficit est de 200 hectolitres de froment et de 1 168 de maïs, pour des besoins de 1 830 hectolitres de froment et de 2 150 de maïs. Sur les 10 16 hectares de la commune, 300 sont cultivés (champs céréaliers : 196 ha., prairies : 76, vignes : 22), 160 hectares sont des bois, le reste est constitué de landes et de pacages. Chacune des 135 fermes disposait en moyenne de 1,3 ha. de champs céréaliers, 0,57 ha. de prairies, 3 à 4 bovins, 1 à 2 porcs, 3 à 4 ovins. Les autres activités se répartissaient dans les métiers de maçons, charpentiers, forgerons pour les hommes et le tissage pour les femmes qui fut une des origines  de l'artisanat du makhila. Une activité de tuiliers qui cessa en 1905, caractérisait le village. De 1755 à 1835 une cinquantaine d'hommes fabriquaient des tuiles soit dans le village, soit pour un quart d'entre eux en Espagne, dans les Landes ou le Gers.

 

le commerce fluvial sur la Nive et le port d'échouage de Larressore,

Maquette exposée au musée de Conflant Sainte HonorineLarressore se trouvait sur la voie commerciale Bayonne-Pampelune. Les chemins du Labourd étant détestables, les marchandises transitaient sur la Nive jusqu'à Ustaritz pour les gabares et jusqu'à Larressore et Cambo pour les chalands de moindre capacité. Ensuite les marchandises étaient transportées vers Pampelune par attelages ou mulets. Le 26 octobre 1507, Petry Detcheuerry batelier de Larressorre doit céder deux pipes de cidre à la ville de Bayonne pour n'avoir pas payé la taxe du congé. En 1775, Jean Detcheverry est nommé procureur-syndic des bateliers de la Nive. Au XIXe siècle, il y a trois à quatre bateliers à Larressore. Le port se trouvait au quartier Portuita, en contrebas de l'église et du cimetière qui l'entourait.

 

les échos des grands bouleversements nationaux

Portrait Général DarmagnacDansla seconde moitié du XVIIIe siècle, R. Poupel relève cinq abandons d'enfants. C'est aussi à cette époque que l'ordre ancien se désagrège. Le 17 juillet 1782, l'héritière de la famille noble des Saint-Martin, criblée de dettes par son fils, vend château, terres, moulins, droits et privilèges à Pierre Diesse, négociant à Hendaye. Au cours de la Révolution de 1789, il y eut quelques exactions à Larresore dont la plus notable fut la déportation de certains habitants dans les Landes, bien que la commune ne fut pas déclarée "infâme". Lors de la retraite en 1813 des armées napoléoniennes le village fut pillé le 9 juillet par les troupes du général Darmagnac. Il vit passer la division Stewart de l'armée de Wellington en décembre 1913, un bataillon portugais y prit ses quartiers. Au cours du XIXe siècle, les lieux de pouvoir : mairie et église, furent définitivement fixés aux emplacements actuels. Cinq maires conduisirent avec sagesse et pondération l'arrivée du progrès matériel et la mise en place de l'instruction scolaire pour tous et toutes.

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