LARRESSORE
SECTION RANDONNÉE
Cette section propose environ dix randonnées par saison, soit une randonnée dominicale chaque mois hors période estivale. Les itinéraires que nous sélectionnons se situent de préférence à moins d'une heure de route de Larressore afin de favoriser la découverte ou la redécouverte de notre patrimoine immédiat.
Ouvertes à tous, jeunes et moins jeunes, sportifs ou pas, ces sorties privilégient le plaisir à l'effort. Dans ce but, nous limitons la durée de marche à moins de 3 heures, évitons les dénivelés trop importants et incluons une pose "pique-nique" au deux tiers de l'effort. Bref, nos randonnées sont plus familiales que sportives, ne s'adressent pas à des randonneurs accomplis et cherchent avant tout à conjuguer harmonieusement convivialité et activité sportive pour tous.
Sur un plan pratique, nos propositions de sorties sont communiquées à nos adhérents via leurs messageries électroniques et sont diffusées environ une semaine à l'avance. Les RdV ont lieu sur le parking de la crèche de Larressore (chemin Inthalatzeko) et, sauf cas particuliers soigneusement notifiés, ne nécessitent pas d'inscription.
Lors de nos sorties nous nous donnons en général RdV entre 8h et 9h et sommes de retour vers 17-18 heures après avoir partagé le traditionnel verre de l'amitié offert par l'association.
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- Créé le 20 février 2023
- Écrit par DEUBEL Denis
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Randonnée dans les vignes d'Irouléguy
Dimanche 19 février 2023, 9h00 du matin, température relativement douce, ciel un peu brumeux mais Météo-France a promis que le ciel allait se dégager et que nous aurions une magnifique après-midi. Résultat : dix-neuf laminak sont au rendez-vous en vue de partager cette journée !
Nous nous répartissons donc rapidement dans quatre voitures et vroom, ... direction Irouleguy, sa place de l'Église et ses promesses de dépaysement et de beaux paysages. Sitôt arrivés nous chaussons nos chaussures de marche, nous nous équipons de nos bâtons et mettons à l'épaule des sacs rendus légers par le fait que nous déjeunerons au point de départ, juste à côté des voitures. Pas besoin donc comme (trop ?) souvent de porter sur le dos salades, saucissons, pâtés, fromages et autres pâtisseries. Pas besoin non plus d'avoir à transpirer sous le poids des bouteilles destinées à rendre nos repas conviviaux et festifs. Pour une fois, elles resteront bien au frais, au pied du clocher à attendre notre retour et l'heure du pique-nique.
Carte et dénivelé :
Le parcours :
Curiosités
Sur le chemin du retour, à quelques hectomètres du centre du village, le passant peut admirer le jardin d'un amateur d'art topiaire qui présente tout un bestiaire sculpté dans des buis.
Architecture :
Au pied de ses côteaux couverts de vignes cultivées en terrasses, le magnifique village d'Irouleguy recèle également nombre de belles demeures anciennes avec leurs magnifiques façades bas-navarraises.
... ainsi qu'une église dotée d'un "clocher fronton".
Le pique-nique :
En ce dimanche, tout est réuni pour que le pique-nique soit lui aussi particulièrement réussi : une table et ses bancs installés sous une tonnelle par la municipalité, un soleil qui s'affirme et diffuse une douce chaleur et, cerise sur le gâteau, le Jurançon et le foie gras que nous offre Annette pour marquer son retour parmi nous après une longue convalescence.
Bien sûr, il y a aussi les rosés gardés au frais ainsi que toutes les pâtisseries et gourmandises que certains laminak apportent et qui font le bonheur de tous.
Sortie de tout le matériel : nappes, couverts, sacs isothermes, paniers, thermos et dives bouteilles. En deux temps trois mouvements, la table est dressée, les victuailles déballées et les convives immédiatement attablés !
Vers 15 heures, repus après nous être longuement attardés à table, nous levons le camp pour partir à la recherche d'un ... bar qui nous accueillera pour partager le "verre de l'amitié" que nous offre, à chaque sortie, l'association Laminak. En l'occurrence, et c'est une première, ce sera Aldaburua !
Magnifique journée donc ! Il ne nous reste plus maintenant qu'à attendre mars et sa randonnée surprise que nous prépare sûrement déjà notre guide Gérard.
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- Créé le 24 janvier 2023
- Écrit par DEUBEL Denis
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Balade sur les bords de la Bidouze
Moins deux degrés au thermomètre, mais dix personnes ce dimanche matin sur le parking de la crèche. Dix courageux laminak qui ont abandonné la douceur de leur couette pour venir s'aérer du côté de Bidache. Au programme, une boucle d'une dizaine de kilomètres le long de la Bidouze en passant par l'ancien port de commerce de Came.
Pas de photo du départ ... fait beaucoup trop froid pour avoir le courage de sortir ses mains des poches ou de se déganter.
Carte et dénivelé :
Les deux premiers tiers du parcours se déroulent sur le chemin de halage qui conduit de Bidache à Came. Le dernier tiers, pour sa part, consiste à gravir une petite colline (50 m de dénivelé) et à rallier notre point de départ en enjambant un discret affluant de la Bidouze : le Lihoury.
Départ du fronton de Bidache :
Après avoir longé sur cinq ou six cents mètres le parc du château Gramont, nous traversons le pont sur la Bidouze puis tournons immédiatement à droite, en direction du nord-est, pour emprunter le chemin de halage qui conduit jusqu'au port de Came.
Quelques vues du paysage qui s'offre à nous tout au long de ce circuit :
Sur les berges de la Bidouze l'herbe est encore recouverte d'un voile blanc qui réfléchit joliment la lumière et témoigne en même temps du froid qui sévit en ce dimanche 22 janvier 2023.
Malgré un froid mordant, les rayons du soleil et le ciel bleu de cette belle journée d'hiver rendent notre groupe d'humeur joyeuse.
11h30 sonne au loin au clocher de Bidache. Nos randonneurs l'entendent comme une sorte d'appel à ... faire une pause et à partager les en-cas que certains ont apportés.
Le port de Came :
Ce port fluvial avec ces maisons bourgeoises et ses entrepôts témoigne de la prospérité de Came au temps où ce village était un important lieu de transport de marchandises entre Bayonne et son arrière-pays. C'était bien sûr à une époque que les moins de soixante dix ans ne peuvent pas connaître, en des temps où le train et la voiture n'avaient pas tout colonisé, à une époque où la Bidouze était encore un axe de transport important et où Came était le point le plus amont que les chalands pouvaient atteindre. Ici transitaient en particulier les vins de Jurançon, le sel de Salies, les cuirs des tanneries situées sur le gave de Pau, ... Mais aussi, et même si ce fait est très peu connu, le temps où Came prospérait grâce à un important commerce de jambons "de Bayonne" en provenance de beaucoup de fermes ... du Béarn et de Gascogne !
Cet ancien port accueille également un lavoir appelé "Houn du port" ce qui en gascon signifie "source" ou "fontaine" du port. C'est là que, une ou deux fois par semaine, se réunissaient les femmes venues pour laver le linge et se retrouver entre elles. Comme tous les lavoirs de village, il s'agissait d'un lieu éminemment social où se transmettaient toutes les petites nouvelles et où se faisaient ou se défaisaient également toutes les réputations. C'était en quelque sorte le "café du commerce" de ces dames.
Mais le progrès aidant, l'utilisation des lavoirs a commencé à décliner dans l'immédiate après-guerre pour finir par s'éteindre complétement une trentaine d'années plus tard avec l'arrivée massive de l'électroménager dans nos foyers.
L'importance de ces bâtiments ainsi que la qualité de leur construction témoignent d'une période faste ou les négociants étaient installés sur ce port et où le commerce y était florissant.
Palmiers, cactus témoignent à leur façon de la douceur du climat de ces bords de rivière et d'un goût affiché des habitants de ce lieu pour une certaine forme d'exotisme.
Deuxième partie du circuit :
Le repas de midi normalement organisé sur le port se limitera dans les faits à un rapide pique-nique sans table ni chaise avec pour seules assises quelques rochers posés sur le chemin pour en interdire l'accès aux automobiles. Malgré cette situation spartiate, nous partageons vin, café et pâtisseries. Le froid restant vif nous incite à ne pas nous attarder trop longtemps et nous reprenons notre cheminement pour effectuer la seconde moitié du parcours.
Quelques deux cents ou trois cents mètres plus loin, nous atteignons un pont que nous franchissons pour longer une bambouseraie et abandonner les bords de la Bidouze pour nous diriger vers des collines et de grands espaces agricoles.
Paysages, culture, botanique, ... mais aussi effort physique comme en témoigne ces images de nos randonneurs au départ de la seconde partie du parcours.
Enfin, en arrivant à Bidache, un petit pont enjambe le Lihoury (affluent discret de la Bidouze) et offre au passant la vue sur des bâtiments pittoresques construits dans le lit même de la rivière.



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- Créé le 17 décembre 2022
- Écrit par DEUBEL Denis
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Balade sur les contreforts de l'Ezcondray
Larressore, dimanche 11 décembre, 9 heures du matin, parking de la crèche : froid vif et ciel maussade ... nous ne sommes que onze à avoir eu le courage de nous extraire de sous la couette.
L'organisation du covoiturage est donc vite faite et nous embarquons pour le quartier Bassaburu d'Espelette.
Carte et dénivelé :
Il s'agit ici d'une petite boucle de 4,5 km avec un dénivelé d'environ 200 m. Les chemins y sont bien entretenus et relativement bien drainés. Seul petit obstacle : un gué qui s'avérera un peu plus profond que celui reconnu le lundi précédent. Bref, une occasion pour certains de se mouiller les pieds en testant l'eau froide du Latsa.
Départ de l'ancienne école de Basseboure :
Quelques vues du paysage qui s'offre à nous durant le circuit :
Le parcours avec ses obstacles, ses aventures et ses rencontres :
Au passage, vue sur l'aire de jeu de Jean-Baptiste lorsqu'il était enfant :





La rondo, c'est aussi l'occasion de belles rencontres :
... mais aussi de déjeuner express pris dans le froid et sous la menace d'une averse.
Le pique-nique :
La pause "café" chez d'Oxpi pour se réchauffer, juste avant de rentrer pour se réfugier sous la couette :
En espérant qu'il fera meilleur lors de notre sortie de janvier !
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- Créé le 30 octobre 2022
- Écrit par DEUBEL Denis
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Les chemins des lacs à Biarritz
Itinéraire et dénivelé du parcours :
Larressore, dimanche 23 octobre, 9 heures du matin, parking de la crèche : nous étions exactement quinze à nous retrouver là, attirés par la promesse d'une petite balade facile, d'un pique-nique gourmand pas très loin des voitures puis de l'exploration de la carte d'un bistrot sympa pour finir la journée autour du traditionnel rafraichissement offert par Laminak.
En effet, du fait des températures estivales dont on jouit cet automne mais aussi des fortes rafales de vent annoncées par MétéoFrance pour cette journée, notre guide se devait d'être prudent. Et il l'a été en nous proposant une petite balade facile, enrichie toutefois par quelques curiosités comme un passage en front de mer, un parcours urbain en sous bois ainsi que les visites des deux principaux lacs de Biarritz.
Carte et dénivelé :
Une boucle d'environ 8,5 km dont le dénivelé fait d'avantage penser à l'encéphalogramme de l'Otan d'avant le 24 février 2022 qu'à celui des pentes du Vignemale. Bref, c'est une balade "loisir" facile et ouverte à tous !
Comme à chaque rando, soucieux de notre bilan carbone, nous nous répartissons au mieux dans les voitures avant de démarrer en convoi derrière la voiture de notre guide. Arrivés à Biarritz et quelques hésitations plus tard, nous trouvons enfin un parking près de la Cité de l'Océan qui offre à la fois un peu d'ombre et la place pour que nous puissions rester groupés.
Descente de voitures :
Nos randonneurs ont l'air bien détendus et nullement inquiets par la difficulté du parcours.
Rien à dire sur le reste du parcours, exceptés peut-être les étranges pneumatophores des cyprés chauves qui poussent sur les bords du lac Marion.
Les huit kilomètres et des poussières franchis, c'est enfin l'heure du pique-nique gourmand sur un petit promontoire juste au dessus de la plage de la Milady. Un lieu qui accueille également la stèle commémorative du débarquement de Michel, Léon SARRA (1918-1972), un bidartar membre des Forces de la France Libre, qui fut déposé sur cette plage, en décembre 1941, par le sous-marin Junon, pour venir porter assistance à la résistance locale.
Le pique-nique :
Le rafraichissement :
Repus : sandwichs, salades, desserts, gâteaux, petits-gâteaux, cafés et autres friandises engloutis nous voici prêts à rejoindre les voitures pour nous rendre à Bidart en vue d'y prendre un rafraichissement sur la terrasse d'un café.
Là, après avoir déniché une table capable de nous accueillir tous, l'épreuve consiste maintenant à choisir une consommation sur la carte qui nous est présentée.
Derniers pas et dernier "sitting" avant le retour :
Après le reconfort du bistrot et avant de nous en retourner vers Larressore, un dernier petit effort pour aller jeter un dernier coup d'oeil sur l'Océan et profiter encore quelques instants de cette belle journée d'été de la fin du mois d'octobre. Quelques pas aussi qui permettent de voir et même de tester les fameux bancs de Bidart. Ceux qui installés face à la mer, permettent aux couples de s'assoir côte à côte et, pour une fois au moins, d'avoir le même point de vue.
Vivement la prochaine sortie !
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- Créé le 30 juin 2022
- Écrit par DEUBEL Denis
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JOURNÉE EN AMIKUZE
Itinéraire et dénivelé du parcours :
Programme spécial pour cette dernière rando avant la pause estivale, une journée :
- douce pour nos pieds très heureux de n'avoir à parcourir que cinq petits kilomètres ;
- rude pour nos foies qui ont eu à subir les généreuses "charcutailles" de la ferme Mignaburia ;
- stimulante pour nos cerveaux avec la visite commentée du moulin d'Amendeuix.
Carte et dénivelé :
En ce dimanche 26 juin la journée ne s'annonce pas des plus propices à la pratique d'activités de plein air : le ciel est bas, gris et les averses aussi fréquentes qu'imprévisibles. Pourtant, malgré cette météo, nous ne nous retrouverons pas moins de 16 au départ de cette randonnée "gastronomico-culturelle". Sans doute l'effet restau n'est-il pas tout à fait étranger à notre courage face aux éléments !
9h15, notre petit convoi s'ébranle. 45 kilomètres plus loin et 3/4 d'heure plus tard, nous voilà à pied d'œuvre, au centre du village de Gabat, sur un charmant petit parking coincé entre la mairie, l'église et le fronton.
Juste le temps de se chausser, de s'équiper (précaution élémentaire oblige !) de parapluies et de ponchos et nous nous lançons bravement sur les chemins de cette jolie campagne bas-navarraise.
1ère étape : la randonnée
Comme annoncé, le circuit est très facile avec son petit kilométrage, ses chemins en parfait état et son dénivelé quasi nul. Seules subsistent quelques craintes concernant un passage à "travers champs" qui pourrait être devenu boueux après les pluies de ces derniers jours. Heureusement, il n'en sera rien et, comme le soulignera l'un d'entre nous, le terrain s'avérera souple et non gras ... un vrai paradis de trotteurs comme on dit dans les PMU !
Quelques images de Gabat : son église avec sa galerie couverte ainsi qu'au loin ... une petite bande de laminak qui traverse "discrètement" le village (sûrement pour regagner leur forêt comme le dit la légende).
Sur le chemin fleurs, fruits et même agriculture bio ... inclusive.
Plus loin on longe un petit lac sur une centaine de mètres avant de descendre vers la Bidouze. La parcours est facile et cela se lit aussi bien sur les visages que dans l'allure de nos marcheurs.
À mi-parcours, se trouve un petit belvédère. Une occasion pour tous de faire une halte et de profiter du très beau panorama qui s'offre sur les riches plaines agricoles du canton de Saint Palais. Une occasion aussi pour certain.e.s de faire un brin de causette.
Pour finir, nous empruntons un petit chemin qui longe de superbes champs de maïs et de soja avant de rejoindre la RD 124 qui nous conduit au centre de Gabat, là où nous attendent nos voitures.
Finalement, la météo aura choisi de nous épargner et l'averse qui menaçait depuis longtemps ne s'abattra qu'au moment où la dernière portière de nos voitures se refermera sur le groupe maintenant à l'abri.
2ème étape : le restaurant
La ferme Mignaburia, ses cochons et sa façade bien particulière.
Tout d'abord, ce qui attire l'œil c'est cette exposition de jouets "agricoles" et cet énorme empilement de vélos que l'on voit de loin. Puis, au fur et à mesure que l'on s'avance, on découvre un joyeux bric à brac d'objets hétéroclites qui semblent entassés là sans ordre particulier, juste comme les témoins d’années d’errance à chiner dans toutes les brocantes.
Le désordre et la variété des objets présentés est tel que l’on a plus l’image de brocante mais bel et bien celle d’un nouveau concept : le vide-brocante. Un vide-brocante où paradoxalement d'ailleurs ... rien n'est à vendre !
Au bar, à la manière d'un client permanent, trône un superbe Massey Fergusson rouge ! Un bel artifice pour pouvoir affirmer sans mentir à Gachucha qu'on est à côté du tracteur alors qu'on est paisiblement en train de siroter une bière avec les copains.
Sur le chemin de la salle de restaurant d'autres curiosités attendent le passant. C'est ainsi qu'on y croise, comme dans un inventaire à la Prévert : la baignoire enchantée, la poussette à mémé, la mob à grand-papa, la cabine téléphonique d'antan et bien une foultitude d'objets à faire pâlir d'envie n'importe quelle échoppe des puces de Saint Ouen.
La salle à manger pour sa part est plus conventionnelle avec son plafond centenaire, ses meubles "années 50" et ses faïences portugaises.
À la ferme Mignaburia pas de cuisine allégée mais de la bonne bouffe riche et nourrissante. Au programme de ce dimanche - au diable végans et régimes hypocaloriques ! - de belles et grandes assiettes de charcuterie, des boudins, saucisses et côtes de porc comme s'il en pleuvait servis sous une avalanche de frites bien grasses et bien salées ! Et pour caler le tout, de bonnes et généreuses portions de Tiramisu, de mousse au chocolat et d'amandine aux poires.
Adieu donc légumes verts, bouillons dégraissés et viandes blanches, les règles diététiques, ... ce sera pour demain !
En sortant du restau, après la sangria, le rouge, le rosé et le patxaran, l'esprit certainement un peu embrumé, on découvre alors des sortes de menhirs érigés et regroupés dans une sorte Stonehenge, une pompe à essence où le précieux liquide est toujours affiché à 2,03 F/l (moins de 31 centimes d'€ le litre) et peut-être même ... une moto stationnée sur un toit.
Enfin, juste avant de quitter ce temple de la cochonaille, une petite visite à la boutique s'impose. Là, autour d'une vénérable gazinière des années 50, la maîtresse de maison propose toute sorte de produits parfaitement licites mais qui font grimper au plafond n'importe quel diététicien et monter notre cholestérol jusqu'à des sommets qu'on croyait inatteignables.
3ème étape : L'instant culturel
Par un savant dédale de petites routes, notre guide nous amène ensuite au Moulin d'Amendeuix qui fort opportunément organise ce dimanche une journée "porte ouverte".
Ce moulin du XVIème siècle a été acquis en 1998 par Jean-Claude Mailharin son actuel propriétaire qui a consacré dix ans de sa vie à le restaurer. Au cours de la visite et à travers quelques vidéos qui tournent en boucle, nous découvrirons les principales étapes de cette restauration ainsi que le quotidien d'un des derniers meuniers qui exerçait encore dans les années 70.
Pour l'occasion, le propiétaire avait ouvert une buvette, une salle de restaurant et même un petit marché d'artisanat d'art.
Si, sortant de table, il nous a été facile de résister aux deux premiers, il n'en a pas été de même pour le troisième auquel certain.e.s ont succombé.
Visite du moulin à proprement parler :
Une dernière photo des retardataires et il est temps de reprendre la route vers Larressore.
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- Créé le 26 mai 2022
- Écrit par DEUBEL Denis
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Randonnée à Lantabat
et visite de la chapelle St Cyprien
Reconnaissances :
Lantabat, c'est beau mais c'est souvent raide aussi !
Exceptionnellement cette randonnée aura nécessité deux reconnaissances, une partie de tout terrain en Prius (ce qui n'était pas gagné d'avance !) ainsi qu'un déjeuner gastronomique bien mérité.
- 1ère reconnaissance :
Qu'elle était verte la vallée, qu'il était long, raide et pénible ce sentier !
- 2ème reconnaissance :
Nouvelle équipe, nouvelle motivation, météo estivale et, pour finir, "récompense du marcheur" à l'excellent restaurant Art'zain d'Irissarry.
Et maintenant, à table !
Itinéraire et dénivelé du parcours :
La randonnée :
Après avoir reporté notre sortie une première fois pour cause de météo défavorable, c'est finalement le 22 mai que nous nous sommes retrouvés au départ de cette journée "pédestro-culturelle" de mai.
Au programme, d'abord une marche facile sur les hauteurs du quartier Behaune de Lantabat puis, après la pause déjeuner, une visite guidée de la chapelle Saint Cyprien d'Ascombéguy ; un tout petit édifice de la fin du XIIème siècle chargé d'une histoire très surprenante.
- La balade :
Sur la route, le fournil paysan "Etxe urdina" (La maison bleue) dont le nom, l'apparence ainsi que les occupants sont la matérialisation de la célèbre chanson de Maxime Leforestier.
- La pause déjeuner :
- La visite de la chapelle St Cyprien :
Encore quelques hectomètres à parcourir pour atteindre les voitures puis cap sur le quartier Ascombéguy (l'oeil du blaireau) où nous attendent à la fois notre guide et la chapelle St Cyprien.
Là, Mr SORRHONDO, le gardien du temple, ne prête pas la clé, ... il se déplace en personne et raconte les lieux et leur histoire ! Le visiteur pour sa part n'a qu'à s'en féliciter car ce guide de 88 printemps est un homme plein d'humour et un excellent conteur qui sait faire revivre des temps révolus. Et son savoir il le partage avec délice en emaillant ses propos de pleins de petites anecdotes toutes plus savoureuses les unes que les autres.
- Notre guide face à son auditoire :
- La chapelle :
Édifiée à la fin du XIIème siècle, elle abrite un magnifique plafond peint qui représente une vue céleste du Christ entouré de ses apôtres. Un trésor du XIIIème siècle caché sous un badigeon de chaux depuis la Révolution et qui, après deux siècles d'oubli, a été redécouvert il y a quelques années lors des travaux de restauration de cet édifice. En plus de ce plafond, la chapelle St Cyprien renferme également une très jolie chaire peinte, quatre rangées de bancs atypiques ainsi qu'un curieux coffre-fort taillé dans la masse d'un tronc de chêne et qui disposait d'une fermeture à double serrure dont les clés étaient détenues par des personnes distinctes.
Monsieur Sorrhondo raconte également volontier que le "St Cyprien" qui se tient juste au-dessus de l'autel n'est pas celui d'origine. Ce dernier a en effet été dérobé il y a quelques années. Avec son air malicieux il nous précise que "las de voir cet emplacement vide, il avait déniché un vieux Jésus, l'avait équipé de la crosse de St Cyprien oubliée par les voleurs et, pour faire plus vrai, l'avait coiffé d'une sorte de mitre qu'il avait bricolée avec de vieux bouts de tissus". Pour finir, il rajoute : "Bien sûr Jésus a dû être un peu vexé d'être rétrogradé au simple rang d'évêque, mais il n'a trop rien dit et ne m'en a pas vraiment tenu rigueur."
- Le cimetière :
Lui aussi mérite de détour. Classé aux monuments historiques, il borde sur deux côtés la petite chapelle et héberge un ensemble de sépultures à la fois très anciennes et tout à fait remarquables.
Une des plus ancienne concerne vraisemblablement une couturière (paire de ciseaux gravés sur la stèle) et date de . . . 1307 !
Lors de cette visite, notre guide nous fait remarquer que certaines stèles sont ornées de symboles musulmans et/ou hébraïques et qu'il n'y a pas de sépultures datant des XVème et XVIème siècles.
Concernant l'absence de morts pendant deux siècles, il nous explique que c'est la conséquence de l'épidémie de peste noire qui a ravagé l'Europe et la Basse-Navarre à la fin des années 1340. Une pandémie tellement meurtrière que certaines campagnes - dont Ascombéguy - ont été vidées de toute présence humaine pour des décennies et des décennies.
Concernant la présence de signes religieux juifs et musulmans sur certaine stèles, c'est là une conséquence des Inquisitions espagnoles et portugaises qui, de la fin du XVème et au début du XVIème siècle, ont poussé à l'exil les populations juives et musulmanes qui vivaient sur la péninsule ibérique. Ainsi, des groupes de migrants, remontant par les sentiers de Compostelle seraient passés par Ascombéguy, auraient trouvé le site libre et accueillant et s'y seraient installés.
Ainsi, au hasard des soubresauts biologiques et de l'intolérance religieuse institutionnelle, des hommes et des femmes de confessions différentes se seraient installés dans ce coin reculé, auraient réussi à y vivre en bonne harmonie et y auraient fait descendance en se mariant même parfois de manière inter-confessionnelle.
Un exemple à méditer en ces temps où les conflits religieux ressurgissent !
Croix médiévale :
Épilogue
... comme dans tous les albums d'Astérix, l'aventure se termine bien sûr autour d'une table pour y partager le verre de l'amitié.
Vivement juin pour partager une sortie surprise avant de se séparer pour toute la durée de l'été.
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- Créé le 7 mai 2022
- Écrit par DEUBEL Denis
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Randonnée du Lundi de Pâques
ainsi que sa traditionnelle omelette
Comme chaque année les laminak se sont réunis en cette fête de la Saint Parfait pour effectuer une petite balade sur les sentiers de la commune et partager ensuite une copieuse omelette agrémentée de toutes les salades et pâtisseries amenées par les participants.
Difficile de trouver sur Larressore des sentiers que nous n'avons pas déjà parcourus. Heureusement, Jean-Baptiste s'était armé quelques jours avant de son courage, d'une tronçonneuse ainsi que d'une bonne débroussailleuse et avait réouvert pour cette occasion un de ces vieux sentiers abandonnés aux ronces depuis des lustres. Bref, pour notre plus grand bonheur, nous avons pu, grâce à lui, respecter notre tradition et parcourir Larressore par des sentiers que presque plus personne ne connait,
Pour rappeler aux participants ce bon moment passé ensemble, voici quelques photos de notre escapade, du pique-nique qui l'a suivie ainsi que des jeux qui ont occupé l'après-midi de cette belle journée de plein air, d'amitié et de fraternité.
La balade en images :
Quand vient l'heure se mettre à table :
et pendant ce temps là, en coulisses :
et maintenant à table !
L'heure de la digestion et ...
... de la sieste pour certains.
Puis, après les jeux de société proposés par Joëlle, vient le temps de la partie de boules :
Un dernier coup d'oeil sur le panorama, ... et il nous faut déjà plier bagages :
Superbe journée que ce Lundi de Pâques 2022 chez les laminak !
Vivement maintenant le 15 mai et les surprenantes révélations de notre guide sur le secret bien gardé de Saint Cyprien ! Mais chut, ... laissons le suspens s'installer !
À dimanche prochain donc.
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- Créé le 22 mars 2022
- Écrit par DEUBEL Denis
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ARITZAKUN ; le village abandonné
Effet de ce premier jour de printemps ou attrait particulier pour cette balade ? Toujours est-il que nous n'étions pas moins de vingt trois ce dimanche matin 20 mars pour aller découvrir ou redécouvrir le fameux "village abandonné".
Après avoir réglé rapidement l'organisation du covoiturage et s'être assuré que personne n'était resté sur le parking, ... nous voilà donc partis pour Bidarray. Grâce à la parfaite connaissance du terrain de Jean-Baptiste, c'est moins d'une demi-heure plus tard et sans la moindre hésitation que nous arrivons au point de départ de notre "expédition". Hélas, nous ne sommes pas les premiers et c'est donc après quelques efforts et de nombreuses manoeuvres que nous finissons par garer nos cinq voitures sur ce minuscule parking de la ferme Bassassagar.
Nous voilà maintenant prêts à entamer notre "aventure" de la journée.
D'entrée c'est une longue et rapide descente qui nous emmène au fond de la vallée en nous faisant redouter déjà l'effort qu'il nous faudra faire tout à l'heure pour rejoindre les voitures. Mais pour l'heure l'enthousiasme l'emporte !Le parcours
Le profil de la balade :
Le but de la balade
Le reportage en images :
Superbe journée, magnifique randonnée ! Vivement avril que l'on remette ça !